Certaines plus que d’autres. Sur les 52 de l’année. Celle estampillée semaine 48 dans l’agenda 2018 aura tout mêlé, le local et le global, le total et le fatal, le glacial et le chirugical, sans oublier que Nancy a gagné un match de Ligue 2.
Pendant que mon pays de coupe en deux devant les caméras la télé éteinte dans ma maison, je n’essaie même pas d’oublier les pas feutrés et les regards bienveillants sans gilets jaunes mais avec blouses bleues des infirmières qui s’occuppaient de ma mère hospitalisée.
Point de démagogie derrière ces mots car l’une d’elles m’a confié rejoindre ensuite un rond-point. Etrange inflexion.
Les choses ne seraient-elles donc pas aussi simples que cela ? 😉 Evidemment qu’elles ne le sont pas et j’ai apprécié comme il se doit la Une du Parisien, vendredi, qui évoquait la France des fins de mois difficiles, de même que j’ai noté que l’on est parti du prix du gazoil il y a une semaine pour déboucher dans la béance des multiples obstacles qui se dressent dans mon pays pour y vivre même modestement. Car évidemment, autant de réalités que de gilets, de blouses, de costumes. Est-ce alors si compliqué que cela ? Evidemment. La France ne se coupe pas seulement en deux puisque l’intérêt général n’est plus soluble dans la démocratie mais en mille, en millions, et pendant que des uns brocardent un pays qui serait décidémment ingouvernable d’autres brocardent une pays qui deviendrait décidémment invivable. Serait-ce alors si irréconciliable que cela ? Semblerait que oui avec cette autre injonction paradoxale : pendant que les gilets jaunes (groupe à scinder en deux car visiblement une fange du cortège vient taper du flic et démonter du symbole) volent aux éclats, le même jour à Paris un cortège rose et violet dénonce les violences faites aux femmes. Le tout un lendemain de vendredi noir (ou black friday en mode commerce) aux airs autant absurdes qu’indispensable. Quel sale climat pour parler du devenir du climat. Cela manque de visions, tout cela. De partages. De projections. Ceux qui le devraient ne le font pas. Ceux qui le voudraient ne le peuvent pas. Nous voilà en ruine, erreur 404. Ma crédulité en ferait une chance. Une épopée qui pourrait être si belle. Ma lucidité en fait une déception. Sommes nous capables de ne pas insulter l’avenir ? Ca serait cool pour nos futurs. Nos enfants. Leurs enfants. D’ici. D’ailleurs. 

Publicités