Découverte ravie du groupe de pop acoustique comme ils disent LOVA MI AMOR. Comme d’habitude, ne pas se fier aux apparences… Cerise sur le gâteau, en 1ère partie, LAETIS, une artiste électrique avec sa guitare acoustique. Une voix à la Janis Joplin. De l’humour à fleur de peau. Chaleur humaine à tous les étages ! Chouette ! 

On m’a raconté une anecdote. Je la leur souhaite.
Il y a quelques (dizaines d’) années, des irréductibles d’une MJC de Nancy avaient offert l’un des premiers premier concert à un certain Hubert-Félix Thiéfaine. 17 personnes étaient venues. On connaît la suite.
Ce samedi soir, toujours à Nancy, toujours dans une MJC de la ville, les Lova mi Amor se produisent pour la sortie de leur nouvel album. Mi majeur évidemment. Contrastes aussi. On dirait l’histoire d’une rencontre additionnée de musiciens d’univers différents qui se retrouvent pour inventer un univers singulier. De fait, on se retrouve assez vite dans cet univers qui parle à tous puisque chacun peut y trouver son bout de gras.
Je suis allé à la soirée sans me douter de rien, car une mienne connaissance joue dans le groupe. Eh ben quelle belle surprise les amis ! Mieux que belle ! Quel plaisir !
Pourtant… Scène exigüe, son moyen, éclairages minimalistes, fond de scène absent : on n’est pas dans l’apparat. On craint un instant la bricole. Mais es gaillards en ont sous la pédale et très vite, on comprend que ça va rentrer dans la rubrique des pépites à absolument faire connaître, partager, encourager à sortir du bois où les gaillards s’étaient retranchés pour mieux revenir.
La musique chaude et soyeuse du groupe (quintet au départ, puis six, puis sept, puis huit) enveloppe très vite le public vite conquis. Quelque chose se passe en ces temps de frimas jaunes.
La connivence entre eux se transmet. On sourit comme on sourit, quand,  assis sur une plage, on se laisse innonder par le soleil sous le doux clapotis de l’eau qui vient se languir à nos pieds.
Le partage, l’échange, le collectif s’accordent bien.
En fait, c’est une vague de chaleur qui déferle, timidement au début, de plus en plus énergiquement ensuite.
Contrebasse qui envoie du bois, cuivres et même thérémine qui volutent à tire-larigot, guitares impeccables, ukulélé, Charango qui promènent le guilleret comme un gentil toutou en laisse, le tout charpenté par la voix grave et soyeuse du chanteur, secondé par des choeurs bien posés : on se dandine, on déguste, on approuve.
Le groupe se brocarde pop accoustique. On a envie de rajouter un mot qui dirait le latin, ou l’Amérique du sud.  
Posées sur des solides bases à cordes, les chansons prennent du souffle avec des cuivres qui s’y mettent à beaucoup par moments pour nous faire taper du pied. Envies de pastèques.
Trompette, saxo, clarinette, flûte. Quel beau ménage !
L’ensemble est chaleureux, les musiciens expérimentés, encore un groupe, se dit-on, qui ne demande qu’à éclore et à vivre, tourner, se produire. 
Juste avant eux, l’insaisissable Laetis, chanteuse solo avec sa guitare. Acoustique. C’est la nana qui est électrique. Son chant vient de loin, et si en Français, la carte est celle de l’humour, en anglais, on part dans les tréfonds de l’âme, l’on sent le rauque’n’roll qui coule en partant du ventre, et l’on se dit que l’énergique dame, en groupe rock ou blues, ça doit ôter les toiles d’arraignées des murs et des plafonds !
Comme souvent, on dit bravo en pensant merci. Alors bravo !

Plus sur le net
– Laetis, à voir sur Facebook (laetisApeine46)
Lova Mi Amor 

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